Par le Service Social des Hôpitaux Robert Schuman

Une absence prolongée du travail pour cause de maladie peut avoir des conséquences importantes touchant autant les aspects matériels que la dimension psychologique et sociale. Le système de sécurité sociale luxembourgeois prévoit des dispositions pour soutenir les employés en arrêt maladie, mais il est toutefois crucial d’en examiner les limites et les implications à long terme.

Si l’activité professionnelle devient incompatible avec l’état de santé, le patient peut entamer des démarches pour utiliser au maximum les solutions existantes.

  • Un employé en incapacité de travail pour cause de maladie a le droit au maintien de son salaire par son employeur durant 77 jours. Passé ce délai, la CNS prend la relève en payant les indemnités pécuniaires de maladie. Cependant, ce paiement ne peut pas dépasser un total de 78 semaines pour une période de référence de 104 semaines. Au-delà, l’employé se retrouve sans emploi.

N.B. : Les employés sont protégés contre le licenciement pendant 26 semaines à compter du début de leur incapacité de travail pour autant qu’ils respectent les règles du droit du travail.

  • La reprise progressive du travail est disponible si l’employé a été en incapacité de travail pendant au moins un mois au cours des trois mois précédents et est toujours malade au moment de la demande. Elle nécessite l’accord du médecin, de l’employeur et l’approbation du CMSS. Cette période est comptabilisée dans la durée maximale des indemnités de maladie de 78 semaines.
  • Le reclassement professionnel : si l’emploi n’est plus compatible avec l’état de santé de l’employé, celui-ci peut introduire auprès de la médecin du travail une demande :

* de reclassement interne (au sein de son entreprise) p. ex. l’adaptation du temps de travail.  

* de reclassement externe c’est-à-dire demandeur d’emploi auprès de l’ADEM en tant que reclassé.

  • La pension d’invalidité : lorsque le patient a épuisé ses droits à l’arrêt maladie, il peut introduire une demande de pension d’invalidité auprès de la CNAP.

L’employé peut à tout moment s’adresser à un service social pour être guidé et soutenu dans les choix judicieux et les démarches nécessaires.