Comment s’alimenter pendant la période d’allaitement ?

Importance de l’équilibre alimentaire

La quantité de lait que vous produisez dépend de la demande et des besoins de votre enfant et non de la quantité de votre alimentation.

Bien manger pendant l’allaitement, ce n’est pas manger deux fois plus, mais deux fois « mieux » comme pendant la grossesse! L’équilibre et la régularité de votre alimentation sont donc fondamentaux. Les besoins d’une femme allaitante sont légèrement plus élevés, mais sont plus facilement couverts que d’habitude :

  • les nutriments sont mieux absorbés et utilisés, grâce à une adaptation du système digestif et du métabolisme, démarrée en cours de grossesse,
  • l’organisme puise dans les réserves faites pendant la grossesse.

Bien qu’après un accouchement peu de femmes trouvent de l’intérêt à garder quelques kilos, il est préférable de ne pas faire régime pendant l’allaitement et attendre son arrêt complet !

Profitez donc de ces moments privilégiés avec votre enfant et rangez vos vêtements « d’avant » dans le fond de l’armoire! Il vous faudra quelques mois pour retrouver votre équilibre, cela est tout à fait normal!
Si cette perspective est difficile à envisager, un amaigrissement progressif est préférable, avec les conseils d’une diététicienne.

Qu’est-ce qu’une alimentation équilibrée ?

Il s’agit d’une alimentation constituée d’apports suffisants en protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux et oligo-éléments. Cependant, l’alimentation doit fournir les acides gras (les « bonnes » graisses) nécessaires au développement du nourrisson,  particulièrement à son système nerveux central. Cela doit donc vous encourager à ne pas supprimer ces bonnes graisses de votre alimentation en période d’allaitement.
Pour cela, consommez le plus souvent possible des poissons gras ou des huiles végétales plutôt que des produits carnés ou laitiers (viande, crème, beurre).

Maintenir une bonne hydratation

Il n’est pas nécessaire de boire beaucoup, il suffit de boire régulièrement et à sa soif, d’autant que les tétées provoquent cette sensation. Boire plus n’augmente pas la production de lait, celle-ci dépend de la demande de l’enfant…

hydratation

En terme d’hydratation, il est bien question ici de votre consommation en eau. En effet, il convient de rester vigilante et modérée en ce qui concerne les boissons à base de caféine (comme le café) et de s’abstenir de boissons alcoolisées !

Chacun sa digestion !

Certaines idées erronées sont encore parfois véhiculées comme : « attention aux aliments avec un goût prononcé comme les asperges, le chou, l’ail ou les épices,…votre bébé risque d’avoir des coliques.
Ces idées ne sont pas scientifiquement prouvées ! Ce que l’on sait par contre, c’est que la consommation de ce genre d’aliments donne un goût particulier au lait maternel, ainsi qu’une pigmentation spécifique.

Et les coliques alors ?

Les désagréments digestifs du nouveau-né en bonne santé existent bien, mais ne sont pas en lien direct avec l’alimentation maternelle. Ce que vous mangez passe dans votre estomac, puis dans votre intestin, il en va de même pour le bébé. Ce qui provoque donc des coliques, ce n’est pas votre alimentation.

Par contre, si le goût du lait maternel ne plaît pas  au bébé, il prendra des tétées plus courtes, et plus fréquentes,  recevant dès lors plus de protéines et de sucres et moins de graisses. Cette composition spécifique provoque de la fermentation, des gaz, des selles vertes et explosives.

Pour éviter cela, proposez-lui des tétées plus longues pour bien vider votre sein, afin qu’il reçoive le lait plus gras, et tout rentrera dans l’ordre !

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